Energies renouvelables et de récupération

Le développement des EnR&R est l’une des trois composantes de la transition énergétique, après la sobriété et l’efficacité. Les communes disposent de plusieurs leviers d'action pour verdir leur mix énergétique.

L'essentiel

De quelles énergies parle-t-on ?

Les énergies renouvelables sont :

  • l’énergie solaire (thermique et photovoltaïque),
  • le bois énergie (sous forme de buches, plaquettes ou granulés),
  • l’énergie géothermique (mobilisée par des pompes à chaleur),
  • l’hydroélectricité,
  • le biogaz.

D’autres énergies renouvelables existent, comme l’éolien, mais ne sont pas vraiment adaptées au territoire métropolitain.

Les énergies de récupération sont issues :

  • des déchets ménagers (organiques et non organiques),
  • des déchets agricoles et farines animales,
  • des boues d’épuration des eaux, 
  • de procédés industriels (hydrogène et chaleur fatale).

L’énergie thermique est utilisée pour le chauffage et/ou la production d’eau chaude sanitaire, quand l’électricité est utilisée pour l’éclairage et les équipements électriques et électroniques.

État des lieux et perspectives métropolitaines

La production d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) représente aujourd’hui 20 % des consommations d’énergie finale métropolitaines. Ces énergies proviennent principalement du bois énergie (34 %), de l’hydraulique (32 %) et des énergies de récupération (27 %).

Le Schéma directeur énergie métropolitain fixe un objectif de + 35 % d'énergies renouvelables d’ici à 2030. Pour l’atteindre, les EnR thermiques et de récupération ont un fort potentiel de développement avec l’accroissement de l’utilisation de la biomasse dans le mix du chauffage urbain, le solaire thermique et la géothermie. Le photovoltaïque, qui représente moins de 1 % de la production d'EnR&R à ce jour, constitue le principal levier pour augmenter la production d'électricité renouvelable sur le territoire, alors que le potentiel de développement de la production hydroélectrique est limité.

La chaleur EnR&R

La chaleur représente 42 % de la consommation finale totale d’énergie en France et seulement 20 % est produit par des EnR&R.

Le Fonds chaleur est une aide financière nationale qui permet de financer les projets d’EnR thermiques. Depuis 2017, il est géré par la Métropole par délégation de l’ADEME. Les communes, bailleurs et entreprises peuvent bénéficier d’un accompagnement tout au long de leur projet, ainsi que d’une aide financière importante pour leurs projets de géothermie, solaire thermique, biomasse ou bois énergie, réseau de chaleur.

Les réseaux de chaleur constituent le meilleur moyen de mobiliser massivement des sources de chaleur renouvelable et donc de contribuer au développement des EnR&R sur un territoire dense urbain. La chaleur transitant sur les réseaux de chaleur est utilisée pour le chauffage, voire la production d’eau sanitaire des bâtiments qui y sont raccordés. La commune peut contribuer à la densification des réseaux existants en y raccordant ses bâtiments à proximité ou en créant de nouveaux réseaux de chaleur bois ou géothermique.

L’électricité EnR&R

 Le photovoltaïque est un levier d’action important. L’ensoleillement du territoire, associé à un coût de production de plus en plus réduit de l’électricité photovoltaïque, offre les conditions d’un développement important de cette filière. Le Schéma directeur énergie prévoit de multiplier par six la production d’électricité photovoltaïque d’ici à 2030. Les communes peuvent accompagner son développement en installant des panneaux sur leur sites ayant un fort potentiel (en s’aidant du Cadastre solaire Métrosoleil pour identifier les sites) ou en mettant à disposition d’un tiers investisseur leurs toitures.

Pour aller plus loin...

Votre commune souhaite utiliser son patrimoine bâti pour produire de l’électricité solaire ? Vous pouvez consulter la page Installation communale photovoltaïque : démarche à suivre qui vous explique les points d’attention et les possibilités.

Les bonnes pratiques

Échirolles : toitures solaires sur le patrimoine communal par Énerg’Y Citoyennes

Échirolles
Logements Vaillant Couturier
La ville d’Échirolles a mis à disposition d’Énerg’Y Citoyennes les toits de plusieurs bâtiments communaux : la salle André Martin (8kWc), les logements de fonction Vaillant Couturier (9kWc) et l’école du même nom (36kWc). La commune participe, par ailleurs, au capital d’Énerg’Y Citoyennes. Plus d’information sur Énerg’Y Citoyennes sur cette page.

Au printemps 2020, la Ville a aussi investi dans une installation photovoltaïque de 574 m2 sur la toiture de l’hôtel de ville (99,9 kWc) pour un usage d’autoconsommation. Plus d'information sur la page Installation communale photovoltaïque : démarche à suivre.

Contact à Échirolles : Agnès Quesne, Responsable du Service Environnement et Développement Durable - a.quesne@ville-echirolles.fr

Mise à jour août 2020

Poisat, Saint-Martin-le-Vinoux : installation de chaudière bois à granulés

Poisat
Plusieurs communes comme Poisat et Saint-Martin-le-Vinoux ont fait le choix d’installer des chaudières à granulés de bois. Pour la première, il s’agit de remplacer l’ancienne chaudière au gaz de la mairie et de la salle polyvalente. Pour la deuxième, la chaudière bois fait partie d’un projet de rénovation globale d’une ancienne école convertie en centre de loisirs qui était, avant, chauffée au fioul. Ces deux projets ont été financés par le Fonds Chaleur et la Région Auvergne Rhône-Alpes à hauteur de 65% du coût d’investissement.

Contact à Poisat : Daniel Lejeune, Directeur des Services techniques – daniel.lejeune@ville-poisat.fr

Contact à Saint-Martin-le-Vinoux : Guilhem Musuy, Responsable bâtiments et développement durable - g.musuy@ville-saint-martin-le-vinoux.fr

Mise à jour août 2020

Quaix-en-Chartreuse : un réseau de chaleur bois financé par Énerg’Y Citoyennes

ForestEner
Une chaudière bois granulés de 200 kW a été installée à la place de la chaudière fioul de la salle polyvalente et un réseau de chaleur enterré de 180 mètres de long a été réalisé pour desservir les quatre bâtiments communaux ainsi que trois maisons. La mairie et la cure étant chauffées via l’électricité, des travaux de distribution hydraulique ont dû être effectués simultanément. 270 MWh par an de chaleur sont distribués aux bâtiments (correspondant à 27 000 litres de fioul). Plus d’informations sur le site d’Energ’Y Citoyennes.

Mise à jour août 2020