Observatoire du Plan Climat Air Énergie

Il suit annuellement l'évolution des consommations d'énergie, les émissions de gaz à effet de serre, la production d'énergie renouvelable, ainsi que les émissions de polluants atmosphériques sur le territoire.

L'Observatoire du Plan Climat Air Énergie est un outil technique géré par Grenoble-Alpes Métropole, la SPL ALEC de la Grande Région Grenobloise et Atmo Auvergne Rhône-Alpes pour le diagnostic, la définition des objectifs et le suivi des indicateurs.

Les résultats sont communiqués aux partenaires lors du Forum technique annuel du Plan Climat Air Énergie et dans une Lettre d'information de l'Observatoire éditée régulièrement.

Evolution 2005-2017

L'évolution des indicateurs est encourageante, cependant, cette trajectoire positive est fortement due à la baisse des émissions de gaz à effet de serre et des consommations énergétiques de l’industrie. Pour atteindre les objectifs 2030 du PCAEM, des efforts importants sont à mener par les autres secteurs puisque, jusqu'à présent, leurs actions n’ont pas permis de faire infléchir significativement les indicateurs.

À noter que les données datent de 2017 : ce décalage est dû au temps de récupération et de traitement des données.

Les consommations d’énergie

  • Énergie finale tous secteurs : -24 %.

Si le précédent objectif de -14 % en 2014 a effectivement été atteint, l'objectif de -40 % à l’horizon 2030 nécessitera d'intensifier les actions engagées. Cette baisse est notamment due à l'industrie qui a réduit de moitié ses consommations énergétiques. Des efforts importants sont nécessaires sur les autres secteurs.

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  • Trois principaux postes de consommation : le bâtiment (48 %), l’industrie (31 %) et le transport (21 %).
  • Un mix énergétique encore majoritairement fossile avec 57 % d'énergie fossiles (gaz naturel, carburants, fioul/GPL, etc.).
  • Une baisse de 39 % de la consommation d’énergie fossile, notamment due à la réduction de moitié du gaz utilisé dans l’industrie.

Les énergies renouvelables & de récupération

  • Les EnR&R produites sur le territoire sont en augmentation de 30 % entre 2005 et 2017 ; la production d’EnR&R représentant 20 % des consommations d’énergie finale. Les objectifs à 2030 sont ambitieux et nécessiteront un développement tous azimuts de l'ensemble des différentes filières EnR&R, au maximum de leur potentiel.

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  • Trois principales sources de production renouvelables : le bois énergie (34 %), l’hydraulique (32 %), les énergies de récupération (27 %). Les autres sources (solaire photovoltaïque, solaire thermique, géothermie et biométhane) représentent environ 3 % de la production d’EnR.
  • Les EnR thermiques & de récupération représentent encore une part mineure du mix énergétique global mais présentent un fort potentiel de développement. L’accroissement de l’utilisation de la biomasse dans le mix du chauffage urbain constitue un levier très important (la mise en service de Biomax en 2019 entre dans cette dynamique), de même que le solaire thermique et la géothermie. 
  • Les EnR électriques reposent sur la production hydroélectrique conséquente mais dont le potentiel de développement demeure limité. Le photovoltaïque, qui représente moins de 1 % de la production d'EnR&R à ce jour, constitue le principal levier pour augmenter l'électricité EnR produite sur le territoire. 24 % de la consommation d’électricité du territoire est produite localement à partir d’énergies renouvelables et de récupération.

Les émissions de gaz à effet de serre

  • Entre 2005 et 2017, les émissions territoriales de GES ont diminué de 33 %, ce qui est cohérent avec l'objectif de -50 % à 2030 fixé par le Plan Climat Air Énergie.
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  • Trois principaux postes d’émission : les bâtiments (38 %), en grande majorité à cause du chauffage, l’industrie (31 %), le transport (31 %).
  • Les émissions de GES ont en particulier diminué dans les secteurs suivants : industrie, et dans une moindre mesure, tertiaire et résidentiel. La baisse observée dans le secteur des transports est très faible.

Les principaux polluants atmosphériques

Les améliorations constatées sont importantes, notamment grâce au secteur industriel et au transport. Les efforts restent à poursuivre pour atteindre les objectifs 2030, notamment pour les particules fines, en agissant sur le secteur résidentiel et les transports.

Dioxyde d’azote / NO2 : -55 %.

  • Le transport reste le principal émetteur de NO2.
  • La baisse est principalement due à l’industrie et, dans une moindre mesure, aux transports. Un autre émetteur de NO2 est la « petite » industrie (carrières, chantiers et travail du bois).
  • Il y a toujours des dépassements du seuil réglementaire, en proximité du trafic routier, et 1 % des habitant·es sont exposés à des dépassements du seuil réglementaire.

Particules fines / PM10 : -26 % / PM2,5 : -28 %

  • Le résidentiel est le principal émetteur de particules fines (PM10 et 2,5), notamment avec les appareils de chauffage au bois non performants. L’utilisation du gazole pour les transports est également grandement responsable.
  • Le résidentiel n’a que très peu contribué à ces baisses : on les doit à l’industrie et, dans une moindre mesure, aux transports.
  • Les fonds de vallées, le centre-ville et les bordures de grandes voiries sont principalement touchés par les particules en suspension.
  • 62 % de la population est exposée au dépassement du seuil de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) des PM10 et la quasi-totalité de la population au dépassement du seuil de l'OMS des PM2,5.