Biodiversité, espaces naturels et agricoles

Forêt, coteaux, cultures... Le territoire métropolitain est riche de la diversité de sa biodiversité et de ses espaces naturels. Un patrimoine à préserver en luttant contre l'artificialisation et en changeant nos pratiques.

L'essentiel

Les espèces et les espaces naturels nous rendent nombre de services « écosystémiques » (par les écosystèmes)  : absorption du carbone, rafraîchissement, production d'eau potable ou de nourriture, espaces récréatifs, etc. Il est donc essentiel de les préserver, voire de les développer.

A l'échelle métropolitaine, une stratégie cadre biodiversité et espaces naturels 2017-2021 a été adoptée par le Conseil, en lien avec le Contrat vert et bleu animé par la Métropole.

Les espaces naturels et agricoles

Montagnes, rivières, coteaux, forêts, espaces agricoles... Près de 30 % du territoire métropolitain (soit 22 communes) sont situés dans un Parc naturel régional. Ces espaces sont fortement menacés par l'étalement urbain (voir la page Végétalisation et lutte contre l'artificialisation).

Il est donc urgent de les préserver, via une labellisation ou une classification : Espace Naturel Sensible, Réserve naturelle régionale, Espace Natura 2000... Le Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) métropolitain est également un bon outil, de même que ses « carnets de paysage » contenant des orientations paysagères à destination des particuliers et des professionnels qui souhaitent construire, rénover ou aménager.

Il est nécessaire de travailler à la gestion durable de tous ces espaces, par divers moyens :

  • pour les espaces agricoles : protection des sols, pratiques agricoles durables, implantation de haies, choix d'espèces adaptées au sol et résistantes au stress hydrique... 
  • pour les espaces naturels : replantations, installation de barrières et panneaux informatifs...

La biodiversité


Le territoire métropolitain compte près de 500 espèces animales terrestres et plus de 1 600 espèces végétales. Comme dans les autres régions de France et du monde, cette biodiversité est en déclin. Elle est pourtant essentielle à notre vie : 70 % des cultures dépendent par exemple de la pollinisation animale.

  • Pour préserver la biodiversité : protéger ses habitats (mesures de classification évoquées ci-dessus) et les surveiller, mettre en place des mesures de protection (aménagements « écoduc » pour aider au passage des animaux...).
  • Pour la favoriser : créer des aménagements tels que des mares, réduire les zones éclairées la nuit et les niveaux d'éclairement (voir la page Éclairage public)... Les habitant·es et les entreprises ayant un impact sur la biodiversité doivent aussi être sensibilisé·es à la question pour faire évoluer leurs pratiques.

La forêt


La forêt couvre 57 % du territoire métropolitain, soit le double de la moyenne nationale. Elle rend de nombreux services écosystémiques, dont le stockage du carbone et la production de bois. Elle joue aussi un rôle de protection contre les risques naturels, tels que les chutes de blocs de pierre.

Comme pour les autres espaces, l'enjeu premier est de la préserver. Qu'elle soit exploitée ou non, la forêt doit être gérée durablement à travers son entretien (coupe et replantation, renouvellement), le choix des essences d'arbres, etc. Un dialogue peut être mené avec les exploitants forestiers sur la durabilité de leurs pratiques : techniques de coupe, engins utilisés...

Les bonnes pratiques

Seyssins : au cœur de la biodiversité

Seyssins
La commune s'est engagée depuis plusieurs années dans une démarche de prise en compte et de valorisation de la biodiversité sur son territoire. Le Service espaces verts est mobilisé pour le « zéro phyto » depuis 2010 : lutte intégrée, désherbage mécanique et thermique, utilisation d'engrais naturels et d'amendements organiques, paillage... Pour impliquer les seyssinois·es, une charte co-construite régit la vie des jardins familiaux et partagés. Les parcs François-Mitterrand (5 ha) et Raymond Aubrac (2 ha) sont labellisés « Refuges LPO ». La colline de Comboire a été labellisée Espace Naturel Sensible en 2017, à la demande de Claix et Seyssins – au programme : inventaires de la faune, travaux de restauration, accompagnement des 130 propriétaires à la gestion de leurs parcelles, étude et organisation de la fréquentation, surveillance du site... Ce plan de gestion d'une durée de 5 ans a un budget prévisionnel de 215 000 € pour les deux communes. Par ailleurs, la commune héberge quatre populations d'alyte accoucheur, une espèce de crapaud, pour laquelle un plan de gestion a été élaboré dans le cadre du Contrat vert et bleu de la Métropole. Les agent·es communaux et métropolitains ont été formés par la LPO, des aménagements vont être réalisés pour favoriser le déplacement du crapaud et augmenter l'offre d'habitat adéquat (création de murs en pierre sous forme de gabion, création de sites de reproduction...), des sorties natures sont proposées par la LPO... Ce plan est financé à environ 60 % par la Métropole et le Département. La commune a aussi mis en place deux écuroducs et un crapauduc, en lien avec la LPO, et une extinction partielle de l'éclairage public (plus d'informations sur la page Eclairage public).

Contact à Seyssins : Maud Simonet, Chargée de missions, Service environnement et développement durable - maud.simonet@mairie-seyssins.fr

Mise à jour août 2020

Saint-Martin-d'Hères : une stratégie cadre communale pour la biodiversité

SMH

La ville de Saint-Martin-d'Hères mène depuis des années des actions de préservation de la biodiversité : sanctuarisation de la colline du Murier dans les documents de planification, création de 230 parcelles de jardins familiaux et 3 ruchers associatifs sur des terrains communaux... En 2017 et 2018, la ville a été labélisée « ville-nature » par un dispositif piloté par l'Office Français de la Biodiversité. Dans la suite logique de ces actions, le 22 janvier 2019, la ville a adopté une stratégie cadre communale pour préserver la biodiversité (2019-2022), articulée autour de quatre axes :
1- concevoir des espaces favorables à la biodiversité ;
2 - gérer durablement les espaces de nature de la ville ;
3 - rendre le citoyen moteur de la préservation de la biodiversité ;
4 - coopérer avec les partenaires du territoire.
Cette stratégie a pour but, d'une part de rendre plus lisibles les actions de la collectivité en matière de biodiversité, d'autre part de construire une vision commune pour prévoir les futures actions en donnant un cap clair et enfin de définir des objectifs concrets permettant de suivre et d'évaluer les efforts de la ville sur cette thématique. Depuis, un plan d'actions a été décliné et prévu budgétairement, les projets commencent à voir le jour (renaturation d'une partie de la Trame Verte, pose de 100 nichoirs, des parcours « En route pour la Biodiv' » avec 31 étapes réparties dans la ville à la découverte de la faune/flore et des milieux...).

Contact à Saint-Martin-d'Hères : environnement@saintmartindheres.fr

Mise à jour août 2020