Jardinage et compostage

Entre autonomie alimentaire, loisir à la portée de tou·tes, reconnexion à la terre et impact sur l’environnement, le jardinage est un sujet multi-facette. Sans oublier la gestion de ses résidus, à savoir les déchets verts et alimentaires.

L’essentiel

Intérêt

Le jardinage-maraîchage, qu’il soit individuel ou partagé, urbain ou rural, est un précieux levier à activer dans la lutte contre le changement climatique. Considérant l’impact de l’alimentation (22 % des émissions indirectes de gaz à effet de serre de la métropole grenobloise) et les quantités importantes de gaspillage alimentaire (12 kg / an / habitant·e), son développement n’est pas à négliger. Il redonne du sens à l’alimentation en reconnectant à la terre et à la production agricole celle ou celui qui le pratique. Il permet aussi de s’autonomiser en produisant soi-même. Le jardinage amène souvent à se questionner sur son alimentation permettant, à terme, une limitation des produits transformés et par conséquent une réduction des dépenses. Par ailleurs, qu’il soit alimentaire ou non, le jardinage, en maintenant un espace non bétonné, réduit la chaleur ambiante (lutte contre les îlots de chaleur urbains) et peut contribuer à préserve la biodiversité (sous certaines conditions). Enfin, aspect non négligeable, le jardinage procure du bien-être à celui·celle qui le pratique, c'est notamment en ce sens que des centres de soins possèdent des bacs à jardiner et que se développe "l'horti-thérapie" outre Atlantique.

Impacts

Cependant, le jardinage peut aussi avoir un impact sur l’environnement. Les produits phytosanitaires utilisés pour lutter contre les pucerons ou les limaces, détruire les adventices ou combattre les maladies sont nocifs pour l’environnement, les nappes phréatiques, les sols et la biodiversité, la santé (voir la page Espaces verts). Depuis le 1er janvier 2019, les particuliers ne peuvent plus utiliser, acheter ou détenir de produits phytosanitaires. Ainsi, la pratique du jardinage doit être « durable » : connaissance du climat de son jardin et de la nature de son sol, choix d’espèces locales et adaptées au milieux, respect de la biodiversité, utilisation de méthodes de lutte préventive, entretien du sol, arrosage économe. A noter que le broyage de déchets verts (évoqué ci-dessous) permet aussi de promouvoir les techniques alternatives de jardinage durable (paillage, tonte mulching…).

Les déchets verts

Les déchets verts issus du jardinage sont un sujet non négligeable : 21 827 tonnes ont été collectées dans les déchèteries de la Métropole en 2019, ce qui représente 24 % de l'ensemble des déchets amenés en déchèteries. Par ailleurs, 9 % des français·es continuent à les brûler dans leur jardin malgré l'interdiction de cette pratique : enflammer des végétaux, surtout s’ils sont humides, dégage des substances toxiques pour les êtres humains et l’environnement (particules, oxydes d’azote, hydrocarbures aromatiques polycycliques, monoxyde de carbone, composés organiques volatils ou encore dioxines). Ainsi, la commune doit agir pour encourager une meilleure gestion des déchets verts : promouvoir une gestion sur place (compostage en bac ou en tas, mulching…) ; mettre à disposition des particuliers sous forme de prêt un broyeur à végétaux (via le dispositif métropolitain) ; utiliser son pouvoir de police pour faire appliquer la circulaire du 28 novembre 2011 relative à l’interdiction du brûlage à l’air libre des déchets verts (amende allant jusqu’à 450 €).

Les déchets alimentaires

Épluchures, restes de repas, marc de café, pain rassis, produits périmés... Les déchets alimentaires représentent plus de 30 % du poids des ordures ménagères. Dans la métropole, cela équivaut à 27 000 tonnes par an, soit environ 60 kilos par habitant·e. Or ces déchets alimentaires peuvent être valorisés, autrement dit transformés en compost ou en biogaz. Dans chaque commune, la Métropole met à disposition des habitant·es du matériel et de l’information pour composter (en maison avec un composteur ou en appartement avec un lombricomposteur) ou trier en vue de la collecte en porte-à-porte. Plus d’informations sur le site de Grenoble-Alpes Métropole.

Quelles solutions ?

  • Stimuler la production alimentaire locale individuelle et collective via la création et la préservation de jardins partagés/ouvriers, le développement de la production dans les jardins municipaux et sur le domaine communal, l’implantation de vergers urbains ou le soutien à l’agriculture urbaine.
  • Promouvoir auprès des habitant·es un jardinage durable sans produit phytosanitaire, avec des semences locales et paysannes, et aider à une bonne gestion des déchets verts en leur mettant à disposition sous forme de prêt un broyeur à végétaux (via le dispositif métropolitain) .
  • S’engager pour le compostage des déchets alimentaires en favorisant l’installation et l’entretien de sites partagés, en aidant à l’alimentation en broyat de ces sites (voir le site compostage-et-broyat.fr dont Grenoble-Alpes Métropole est partenaire), en appuyant la Métropole dans la promotion du compostage individuel ou de la collecte en porte-à-porte de déchets alimentaires.

Source : Plan Climat Air Énergie ; Schéma directeur déchets métropolitain ; Site Jardiner Autrement ; ADEME ; Rapport 2019 sur la qualité et le prix du service public de prévention, collecte, traitement et valorisation des déchets urbains de Grenoble-Alpes Métropole ; Association Respire

Les bonnes pratiques

La Tronche : soutien au compostage et au jardinage partagés

La Tronche
La commune de la Tronche soutient les initiatives citoyennes de jardinage et compostage partagés sur l'espace public. Dès lors qu'un collectif de trois ou quatre personnes en fait la demande à la commune, celle-ci apporte son soutien logistique. Pour le jardinage partagé, la ville met à disposition des jardinières, des bouts d'espaces verts ou des zones dans un parc qui se transforment en potager ou culture d'arbres fruitiers. La commune accompagne plusieurs sites de compostage partagé, dont sept sur l’espace public. Elle informe les riverain·es un à deux mois à l'avance de l'installation du site, via un panneau d'affichage. En lien avec la Métropole qui forme les référents de site de compostage partagé, les services techniques installent le matériel nécessaire au bon fonctionnement du site (composteurs, broyat, panneaux d'information...). Ils assurent la livraison de broyat à la demande des référent·es de site, la réparation ou le remplacement des composteurs. La commune anime le réseau des référent·es de site à l'aide de rencontres régulières organisées par la Mairie. Tous les sites de compostage et jardinage partagés sont recensés sur une cartographie sur son site internet.

Contact à La Tronche : Céline Verdon, Responsable vie locale, Services techniques - c.verdon@ville-latronche.fr

Mise à jour mai 2021

Herbeys : prêt d’un broyeur à végétaux

Grenoble-Alpes Métropole
La commune a signé en 2016 une convention avec Grenoble-Alpes Métropole : celle-ci met gracieusement à disposition d’un groupement de quatre communes (Champagnier, Venon, Herbeys, Brié-et-Angonnes) un broyeur pour l’usage de leurs habitant·es. Les communes en ont la gestion, en contrepartie de l'utilisation pour leurs services techniques quand le broyeur est disponible (ce qui génère des économies en évitant d'en louer un). L'équipement reste une semaine dans chaque commune. La durée de l'emprunt pour un·e habitant·e est d'une demi-journée à deux jours. La commune s’occupe de la gestion du broyeur : planning de réservation géré par l'accueil de la mairie, gestion des dossiers de prêts, formation à la prise en main du broyeur d'environ 30 minutes, état des lieux avant et après le prêt, reporting deux fois par an à la Métropole. Elle assure également la promotion du dispositif via ses outils de communication (bulletin municipal, site internet...) et le bouche à oreille fait le reste. En parallèle, la commune a une tolérance zéro vis-à-vis du brûlage de déchets verts à l'air libre : la mise à disposition du broyeur est donc une solution proposée en remplacement de cette pratique encore inscrite dans les habitudes qui est aujourd'hui interdite et sanctionnée.

Contact à Herbeys : Olivier Didier, Responsable des services techniques - olivier.didier@herbeys.fr

Mise à jour août 2020

Grenoble : soutien aux jardins et à la végétalisation de la ville

Grenoble
Plusieurs opportunités de jardinage existent à Grenoble : des jardins collectifs (composés d'une ou plusieurs parcelles gérées collectivement), des jardins familiaux (organisés en parcelles individuelles), des espaces de jardinage sur le domaine public « jardinons nos rues ». Ils sont gérés par des associations ou par la commune. Pour les promouvoir, ils sont tous recensés sur une cartographie en ligne. Les jardins gérés par la ville de Grenoble bénéficient d’un soutien technique et logistique de la commune et sont signataires de la convention des jardins partagés, propre à la commune. Plusieurs d’entre eux sont implantés dans des Quartiers politique de la ville et géré par des Maisons des Habitant·es. Par ailleurs, la ville implante un verger collectif par an et par secteur (6 secteurs au total). Plus d’informations sur le site de Grenoble.

La ville offre également des arbres à tous les propriétaires de terrains privés : 400 jeunes arbres, d'essences locales ou méridionales, produites par des pépiniéristes locaux, sont ainsi distribués. Pour en bénéficier, il est nécessaire de remplir un formulaire. Les arbres seront à récupérer en novembre 2021.

Contact à Grenoble : Killian DEBACQ, Service espaces verts - killian.debacq@grenoble.fr

Mise à jour mai 2021

Sème sauvage : grainothèque de plantes sauvages

Le projet Sème sauvage encourage l’utilisation des plantes sauvages pour l’ornementation des espaces privés et publics, et participe ainsi à la protection de la biodiversité, au maintien des trames vertes urbaines et à la création de liens sociaux par le partage de connaissances à la fois botaniques et de jardinage. Une grainothèque est basée sur l’échange entre les citoyen·nes de graines de plantes dans le but de constituer une collection à destination de toutes et tous. Ces échanges résident sur la confiance : chaque personne qui vient retirer des graines est incitée à alimenter à son tour la grainothèque. La première grainothèque du projet a vu le jour à la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère (MNEI) mais Sème Sauvage ne compte pas s’arrêter là et propose une formation gratuite « Monter une grainothèque de plantes sauvages » à destination de toute structure accueillant du public (MJC, écoles, EHPAD…) et en particulier les bibliothèques. Est également disponible un livret pédagogique sur les graines et les fruits, à destination des animateurs·trices et enseignant·es pour le niveau cycle 3 (9 à 12 ans). Plus d’informations sur le site de la MNEI.

Mise à jour août 2020

Les ressources

Jardinage durable

Déchets alimentaires et verts

  •  Page compostage du site métropolitain Moins jeter
  • Page déchets alimentaires de Grenoble-Alpes Métropole
  • Lombri-compost : plateforme de promotion du lombricompostage en Auvergne-Rhône-Alpes avec carte des donneurs·euses de lombrics pour démarrer son lombricomposteur

Associations locales