Mobilités

Les actions et les choix en matière de mobilités influent sur la consommation d’énergie, le climat, la qualité de l’air et le bruit.

L'essentiel

Les impacts du transport

La qualité de l’air métropolitain reste médiocre une bonne partie de l’année. Si l’on se réfère aux seuils de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la quasi-totalité de la population de la métropole est exposée à des concentrations annuelles de particules trop élevées, notamment à proximité du trafic routier. La situation est préoccupante car, plus que les pics de pollution, c’est l’exposition chronique à la pollution atmosphérique qui est particulièrement néfaste pour la santé, notamment des populations vulnérables. Les données toxicologiques et épidémiologiques le montrent, la pollution de l'air est un facteur de risque sanitaire important : genèse d'insuffisances respiratoires, maladies cardio-vasculaires, asthme, cancers...

Or le transport porte une grande part de responsabilité : il reste le principal émetteur de dioxyde d’azote (NO2) et émet aussi des particules en suspension (PM10 et PM2,5). D’après ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, habiter près du trafic routier augmenterait de 15 à 30 % les nouveaux cas d’asthme chez les enfants, ainsi que les pathologies chroniques et cardiovasculaires chez les adultes de plus de 65 ans. A noter que l’exposition à ces polluants atmosphériques est deux fois plus élevée dans l’habitacle d’un véhicule que lorsqu’on respire l’air extérieur en proximité du trafic routier.

Par ailleurs, le secteur des transports représente 21 % de l’énergie consommée sur le territoire métropolitain et 31 % des émissions de gaz à effet de serre lui est imputable.

Quelles solutions ?

Face à ces enjeux de santé publique et de préservation de l’environnement, l'objectif est de réduire le volume du trafic routier et de favoriser un report vers d’autres modes (mobilités douces, transports en commun, mobilités partagées, intermodalité, mobilité décarbonée). La logistique du dernier kilomètre doit aussi être pensée.

Les actions prioritaires pour réduire les émissions de dioxyde d’azote (NO2) sont, par ordre d’efficacité : la création de pistes cyclables, la création de couloirs de bus et de marquage au sol pour les vélos, la régulation des flux de circulation automobile.

  • Encourager une diminution des déplacements en voiture sur la commune et réduire ses impacts : travailler avec la Métropole sur les projets Cœur de ville, cœur de métropole et Métropole apaisée ; promouvoir et faciliter les mobilités partagées (covoiturage, autostop avec Rézo Pouce, autopartage avec Citiz) ; encourager les transports décarbonés (électriques, GNV)… 
  • Promouvoir les mobilités douces (vélo, marche) : travailler avec la Métropole à la création de cheminements piétons et cyclables ou de zones à accès restreint pour les voitures ; informer les habitant·es des possibilités de changement de mobilité grâce au  calculateur Métromobilité ou au plan des pistes cyclables ; encourager la mise en place pérenne d'un pédibus et vélobus pour desservir l'école ; soutenir les associations locales de remise en selle et de réparation de vélos…
  • Promouvoir les transports en commun : en informant les habitant·es et en travaillant avec le SMMAG.
  • Agir pour réduire l’impact du transport des marchandises : en facilitant les solutions logistiques du dernier kilomètre.

Sources : Plan Climat Air Énergie métropolitain ; ATMO Auvergne-Rhône-Alpes ; ATMO Occitanie ; AirParif ; Grenoble-Alpes Métropole

Les bonnes pratiques

Saint-Georges de Commiers : quatre arrêts d’autostop avec Rézo Pouce

Quatre arrêts d’autostop ont été installés sur la commune, en direction de Grenoble ou de Vif : à l’école, la tour, la gare et les condamines. Chaque arrêt bénéficie d’un éclairage, une traversée, éventuellement un cheminement et certains ont même un abribus et un banc. A proximité, la vitesse est limitée à 40 km/h. D’autres communes de la Métropole sont également engagées dans ce dispositif mis en place dans le cadre du Schéma de Mobilité Grand Sud. La coopérative accompagne les communes à la construction d’un autostop local pour des trajets quotidiens, sur de petites distance. La mise en œuvre est rapide : entre quatre et six mois pour implanter les arrêts. Le résultat final : neuf fois sur dix, l’autostoppeur·euse a attendu moins de dix minutes.

Mise à jour août 2020

Le Pont-de-Claix : nouvelle piste cyclable pour aller au nord et au sud

Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella
Une nouvelle liaison cyclable sécurisée entre Échirolles et le Pont-de-Claix a été inaugurée fin mai 2020. Début 2021, les trois portions de la piste bidirectionnelle cyclable se rejoindront pour former la Chronovélo 3, reliant Grenoble, Échirolles, Pont-de-Claix sur une distance de 7 kilomètres. A terme, elle reliera aussi Jarrie et Vizille. Plus d’informations dans cet article de Place Gre’net.

Contact au Pont-de-Claix : Linda Cherchari, Chargée de mission développement durable - linda.cherchari@ville-pontdeclaix.fr

Mise à jour août 2020