Aménagement

Les politiques d’aménagement doivent prendre en compte les différents enjeux liés au changement climatique. Maîtrise de l’énergie, mobilité douce, nature en ville, mixité fonctionnelle des zones… Les problématiques sont nombreuses et variées.

L'essentiel

Pour une ville ayant moins d'impact sur le climat et adaptée au changement climatique, il est important de travailler sur plusieurs composantes :

  • La lutte contre l’étalement urbain
  • La mixité urbaine
  • La limitation des déplacements automobiles (voir la page Mobilités)
  • Le lien entre contraintes climatiques et choix urbanistiques
  • L’amélioration de l’efficacité énergétique (voir la page Énergies)
  • Le développement des énergies renouvelables (voir la page Énergies)
  • La place de la nature en ville (voir les pages Biodiversité et Espaces verts).

L’étalement urbain de la ville : une problématique majeure

Le territoire s’urbanise progressivement autour des agglomérations par le « mitage » des zones périphériques naturelles. Deux facteurs déterminants, parmi d’autres, expliquent ce phénomène : l’augmentation du nombre de m2 disponibles par personne ; la baisse du coût des transports. Sur le territoire métropolitain, ce sont près de 47 hectares par an qui ont été artificialisés entre 2005 et 2015 pour répondre aux besoins de développement de l'habitat et de l'économie, soit un total de 558 hectares lorsque l'on rapporte cette consommation foncière sur 12 ans. Cela représente l'équivalent de la superficie d'une commune comme le Fontanil-Cornillon. L’un des effets de cet étalement est l’augmentation des consommations d’énergie, notamment liées aux transports, et en particulier à la voiture individuelle :  51 % des ménages périurbains possèdent deux voitures ou plus, contre 20 % des ménages en centre-ville.

Par ailleurs, le coût énergétique lié aux déplacements de familles éloignées des lieux de travail ou des commerces peut accentuer les difficultés des foyers précaires ayant du mal à payer leurs factures de chauffage et de carburant.

La mixité urbaine : la proximité des réponses aux besoins du quotidien

La mixité des activités permet de lutter contre l’étalement urbain par la réduction du nombre de déplacements relatifs aux achats ou au travail. Il s’agit ainsi de favoriser dans une même zone des lieux de vie, de loisirs, de travail, de consommation, ainsi que les services collectifs indispensables.

Le lien entre contraintes climatiques et choix urbanistiques

Pour réduire les consommations énergétiques des bâtiments et améliorer le confort des habitant·es, une attention doit être portée aux formes urbaines et à l’architecture, allant des choix en matière d’aménagement d’un nouveau quartier ou d’une parcelle jusqu’aux principes architecturaux à l’échelle des bâtiments : densité, orientation, volume, hauteur, compacité, positionnement des ouvrants… Tous ces paramètres influencent la performance et le confort thermique. Par ailleurs, ces choix urbanistiques doivent prendre en compte le phénomène d’îlots de chaleur urbain en cherchant à le limiter : béton, revêtements de sols et toits absorbant l’énergie solaire, absence de végétation, dégagement de chaleur des activités humaines contribuent à les former. Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page Végétalisation.

Quelles actions pour les communes ?

Les communes peuvent agir à trois niveaux :

  • Lors de l’instruction des déclarations préalables de travaux et des demandes de permis de construire. Le Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la Métropole définit les règles de construction et d'occupation des sols des 49 communes du territoire. Ce nouveau cadre, en application depuis février 2020, devrait permettre une meilleure prise en compte des enjeux évoqués ci-dessus. Ainsi, lors de l’instruction des autorisations d’urbanisme, les communes sont garantes du respect des orientations et des objectifs fixés collectivement : leur rôle est clé.
  • Dans le cadre d’une zone d’aménagement à compétence communale (ZAC), pour laquelle la commune maîtrise le foncier. Les nouveaux quartiers doivent être exemplaires : aménagement durable, performance des bâtiments (voir la page Habitat), approvisionnement énergétique (voir la partie « réseaux de chaleur » de la page Énergies renouvelables & de récupération).
  • Lors d’un dialogue, voire d’une négociation, avec les porteurs de projets privés, sur du foncier non maîtrisé par la commune : un co-pilotage de la qualité environnementale des projets immobiliers privés pouvant permettre d’aller au-delà des exigences du PLUi et d’aboutir à des projets plus adaptés au contexte et mieux acceptés par les riverain·es.

Les bonnes pratiques

Coublevie (38) : intensifier la vie d’un quartier pavillonnaire

Michel Viriot
Lors de la révision du PLU communal, les élu·es ont souhaité accueillir un nouveau quartier en « éco-habitation ». Sa localisation, le long de la voie verte à proximité du stade, mais aussi du collège et de la piscine souligne la pertinence d’une certaine densité sur le site. Cette opération de logement conjugue densité et qualité de vie. Les objectifs de mixité sociale et de diversité des formes urbaines ont été atteints. Le parti pris initial de limiter la place de la voiture au sein de l’opération a lui aussi été respecté. Cela permet d’offrir des espaces communs ouverts et généreux, non-imperméabilisés. Un réseau de venelles vient irriguer le quartier. La qualité architecturale des petits ensembles s’insère avec justesse dans le tissu pavillonnaire pré-existant. Source et plus d’informations : CAUE de l’Isère.

Sarre-Union (67) : résidence d’architecte pour un projet d’urbanisme participatif

Sarre-Union
Invité·es à réfléchir collectivement à l’avenir du centre-bourg dans le cadre d’une résidence d’architecte, les habitant·es de Sarre-Union ont proposé de créer un tiers-lieu, ainsi que des logements dédiés aux apprenti·es en alternance dans les entreprises industrielles du bassin. L’objectif initial était de redynamiser le centre-bourg déserté. Au final, ce projet permet également de sortir les personnes en télétravail de l’isolement de leur domicile ainsi que d’accueillir dignement des apprenti·es en alternance. Source et plus d'information : Banque des Territoires.

Les ressources

Aménagement et biodiversité :